Le
jardin régulier devant le château |
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Aux
origines du domaine
Les
premières traces d'occupation de Trévarez remontent
aux Xème et XIème siècles. Un château,
aujourd'hui disparu, a vraisemblablement été construit
dès cette époque.
Dès le XVème siècle, Trévarez est considéré
comme l'une des principales seigneuries de la région. C'est
à cette époque qu'est édifié le manoir.
En 1576, le roi Henri III réunit les seigneuries et baronnies
environnantes et crée le marquisat de la Roche qui garantit
une certaine autonomie administrative et financière au territoire.
Ce marquisat est aboli à la Révolution.
Jusqu'à
la fin du XIXème siècle et la construction du château
actuel le manoir est occupé par les différents propriétaires
du domaine. |
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L'acquisition
par la famille
Monjaret de Kerjégu
En
1845, le domaine est acheté par François et Louis de Kerjégu.
Originaires de Moncontour (22), ces deux frères appartenant à
la petite noblesse ont fait fortune dans le négoce maritime.
Les deux hommes se partagent une propriété qui couvre
alors une superficie de plus de 2 000 hectares. Elle constitue pour
eux le moyen d'asseoir leur ambition politique et d'œuvrer au développement
de l'agriculture dans la région. |
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Trévarez,
l'œuvre de James de Kerjégu
James de Kerjégu, le fils de François, hérite de
la partie ouest de Trévarez à la mort de ses parents.
C'est lui qui fait construire le château et organise le domaine
à partir de la fin du 19ème.
James
de Kerjégu naît à Trévarez le 27 février
1846. Tout d'abord diplomate, il quitte la carrière en 1878 pour
se consacrer à la politique et à Trévarez, se partageant
entre la Bretagne et Paris. Il est successivement élu conseiller
général du canton de Scaër (1882), député
de l'arrondissement de Quimperlé (1889) et président du
Conseil général du Finistère (1895). Fonctions
qu'il occupera jusqu'à sa mort.
En 1883, James se marie avec Laure de Haber, fille d'un riche banquier
autrichien et veuve d'Octave de Béhague, avec qui elle a eu deux
filles. En 1885, Laure donne une fille à James : Françoise.
Hélas, la mère décède une semaine après
l'accouchement.
L'idée de construire le château de Trévarez grandit
chez James. Outre un symbole de son statut social, le château
sera aussi un cadeau fait à sa fille. |
| La
château à la fin de sa construction |
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La
construction du château
James de Kerjégu fait appel à Hippolyte Destailleurs.
Architecte en vogue, disciple de Viollet Le Duc, Destailleurs dessine
un château de style néo-gothique caractéristique
de la fin du XIXème siècle.
La
construction du château se déroule entre 1893 et 1907,
sous la conduite de Walter-André Destailleurs, qui succède
à son père décédé. Parallèlement,
les écuries sont construites, alors que des paysagistes s'attachent
à aménager le parc. |
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Le
modernisme et le luxe
de la Belle Époque
Le
château de Trévarez est à la pointe du modernisme
de la fin du XIXème siècle. James de Kerjégu était
à l'écoute des évolutions de son temps (les progrès
techniques et industriels, l'Exposition Universelle de 1900…).
Toutes les avancées les plus récentes équipaient
le château : structure métallique de type Eiffel de la
charpente, électricité, chauffage central par canalisations
d'eau chaude, téléphone, ascenseurs Roux-Combaluzier…
Les propriétaires comme leurs invités et, dans une large
mesure, le personnel, bénéficiaient du confort le plus
moderne (eau chaude, sanitaires, salles de bain avec, dans certaines,
des armoires chauffantes pour les serviettes…).
Ce luxe et ce confort – hélas pratiquement disparus aujourd'hui
- se retrouvaient dans l'ameublement et la décoration du grand
salon, de la salle à manger, de la bibliothèque, du fumoir,
des appartements des propriétaires, de style Art Nouveau, et
des chambres des invités de marque.
Mais James de Kerjégu ne profite pas de son œuvre : il décède
en 1908. Désormais, c'est sa fille Françoise qui occupera
le château à la belle saison, en compagnie du marquis Henri
de la Ferronnays, originaire de Saint Mars la Jaille, qu'elle a épousé
en 1906. |
| Le
château pendant l'occupation allemande de la deuxième
guerre mondiale |
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Le
tournant de la guerre
La
seconde guerre mondiale marque une rupture dramatique dans l'histoire
de Trévarez
En
1940, le château est réquisitionné par l'armée
allemande. La Kriegsmarine y envoie au repos les équipages de
ses sous-marins. Des sous-mariniers japonais l'occupent également,
au terme de rares missions entre l'Asie et l'Europe.
Le 30 juillet 1944, le château est bombardé par la Royal
Air Force. Le toit et l'aile ouest sont gravement endommagés,
le rendant inhabitable. |
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L'achat
par le Conseil général
du Finistère
Françoise disparaît en 1958, sans descendance. Le château
revient à ses neveux les de Ganay pour qui Trévarez est
un héritage trop lourd à assumer, ils récupèrent
néanmoins une partie importante du mobilier. Dès lors,
Trévarez tombe lentement à l'abandon, à la merci
des intempéries, puis victime, hélas, du vandalisme…
En 1968, le Conseil général du Finistère achète
Trévarez et entreprend peu à peu la réhabilitation
du lieu, ouvert au public à partir de 1971. Les allées
défrichées, le parc de 85 hectares est ensuite enrichi
des collections de plantes de terre de bruyère, les écuries
sont réaménagées en espaces d'exposition, la toiture
du château est refaite en 1993. Trévarez doit aussi affronter
de nouvelles épreuves : la mérule ravage les boiseries
intérieures du château, le parc est sévèrement
frappé par l'ouragan de 1987…
À
partir du début des années 1980, Trévarez développe
un programme d'animations (festivals de fleurs, expositions artistiques…)
qui, associé à la richesse botanique de son parc, fait
du Domaine départemental un site touristique et culturel majeur
de Bretagne.
En 2004, l'octroi du label "Patrimoine du XXème siècle"
souligne l'intérêt architectural de l'ensemble château-écuries.
Exposition
Paul Belmondo |
Frac |
Congrès
européen du bonzaï et du suiseki |
Festivals
de plantes |
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